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CHANGEMENT
CLIMATIQUE |
Dés
le début des années 90 et dans la préparation
de la conférence de Rio, ENDA s'est aperçu que l’intégration,
par les pays en développement, des processus locaux, nationaux
et globaux sur l’environnement passait par le renforcement
et le développement des capacités des pays. Dès
cette période, des programmes divers pour développer
les capacités ont été mis en place par ENDA.
Par la suite, l’ampleur des besoins en matière de renforcement
des capacités dans les pays en voie de développement
dans le domaine des changements climatiques a amené la Convention
Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC)
à adopter la décision 2 lors de la septième
conférence des parties en novembre 2001 à Marrakech
au Maroc. |
Cette
décision vise entre autres objectifs, à aider les
pays en voie de développement à appliquer la CCNUCC
et à accroître leur participation effective au processus
découlant du protocole de Kyoto. Elle souligne également
la nécessité de renforcer les centres de recherche
et de formation existants, voire à en créer de nouveaux
lorsque le besoin se fait sentir, afin de faciliter la viabilité
de ces programmes. Il est également nécessaire de
fournir aux représentants des pays en voie de développement,
notamment ceux des pays les moins avancés (PMA), un soutien
et des compétences supplémentaires. |
| C3D (CLIMAT
CHANGE CAPACITY DEVELOPMENT) |
| Le
but du projet « Climate Change Capacity Development »
(C3D) est de soutenir le développement de ces capacités.
À court terme, ce projet vise :
le
développement de programmes de formation par les différents
partenaires chacun dans le domaine le concernant réduisant
ainsi la dépendance vis-à-vis d’instituts basés
dans les pays industrialisés pour le renforcement des compétences
et le développement de capacités ;
la collaboration sud - sud entre les pays partenaires régionaux
et éventuellement au-delà.
Sur le long
terme, les résultats ou les impacts escomptés du projet
seront :
D’accroître
et maintenir les aptitudes des partenaires régionaux pour
développer et mener des activités de formation ; attirer
les hauts responsables du gouvernement (points focaux nationaux
et autres acteurs concernés) des pays en voie de développement
voisins ; et transférer avec succès les compétences
et le savoir-faire aux personnes en apprentissage ;
- D’augmenter la capacité des délégués
des pays en voie de développement à s’intégrer
efficacement dans le débat intergouvernemental sur les changements
climatiques ; assurer un suivi performant au niveau national afin
de satisfaire leurs obligations dans le cadre de la CCNUCC et intégrer
les politiques du changement climatique dans leur stratégie
nationale globale de développement
durable.
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La
Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques
(CCNUCC) a mis en avant la situation particulière des pays
les moins avancés (PMA). De plus, la 7ème Conférence
des parties reconnaît que les PMA ne disposent pas de moyens
nécessaires pour s’attaquer aux problèmes liés
à l’adaptation aux changements climatiques et établit
les lignes directrices pour les Programmes d’Action Nationaux
d’Adaptation (PANA). Ces programmes doivent permettre aux
PMA de définir des activités prioritaires à
mettre en œuvre pour répondre à leurs besoins
immédiats et à leurs préoccupations les plus
urgentes en ce qui concerne l’adaptation aux effets néfastes
des changements climatiques. Ils sont justifiés par les capacités
d’adaptation limitées des PMA et par leur besoin urgent
d’un soutien spécifique qui leur permette de faire
face aux effets néfastes des changements climatiques présents
et à venir. |
Les
PANA ne doivent pas constituer une fin en soi, mais un moyen pour
les PMA de présenter et de négocier, à leur
initiative, un programme d’action. Les activités les
plus urgentes définies au cours du processus PANA seront
ensuite soumises au Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM)
et à d’autres sources de financement, en vue d’obtenir
les ressources financières à leur mise en œuvre.
Dans
ce projet PANA, ENDA en collaboration avec plusieurs partenaires
dont UNITAR et CIAT, intervient dans le développement des
capacités des PMA pour la préparation et la réalisation
des PANA à travers la formation (atelier de Ouagadougou,
2003), ensuite par l’organisation de vidéoconférences
et un appui en ligne qui consiste à répondre à
de nombreuses interrogations sur les premiers documents PANA produits |
| THINK
GLOBAL ACT LOCAL |
En
1997, dans le cadre de la Convention Cadre des Nations Unies sur
le Changement Climatique (CCNUCC), la Conférence des parties
a adopté le Protocole de Kyoto, qui énonce les objectifs
et les méthodes de réduction des émissions
de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Kyoto
Think Global Act Local est un projet de mise en œuvre de ce
protocole.
Ce
projet vise à assister les communautés rurales des
pays en développement, afin de leur permettre d’accéder
aux financements « carbone » dans le cadre de la CCNUCC
et du mécanisme de Kyoto. L’objectif est de financer
la gestion locale des forêts et les activités d’aménagement
forestier (boisement et reboisement) pour stocker le carbone ou
empêcher sa libération dans l’atmosphère.
Le projet a trois fonctions principales: la recherche, le renforcement
des capacités et l’influence des politiques pour que
les activités d’aménagement forestier soient
prises en compte dans la deuxième période d’engagement
du Protocole de Kyoto. Le programme Énergie d’ENDA
y participe à travers la recherche d’organisations
partenaires, la définition et l’orientation du travail
de ces partenaires en rapport avec les objectifs du projet, et la
coordination des activités.
ENDA
a effectué des missions de mise en œuvre du projet au
Sénégal, au Mali et en Guinée Bissau. Durant
ces missions, les populations locales dépositaires des forêts
communautaires ont été formées aux techniques
d’inventaire pour calculer le carbone séquestré
dans les forêts choisies. Ce travail d’inventaire communautaire,
peu onéreux, est fait par ces communautés locales.
Kyoto Think Global Act Local, lie d’une part l’Université
de Twente à travers l’institut TDO/ITC au Programme
Énergie ENDA, et d’autre part ce dernier avec des partenaires
de la région d’Afrique de l’ouest. Il est implanté
au Sénégal, au Mali, en Guinée Bissau et le
sera très prochainement en Guinée Conakry. Il est
en cours d’installation au Burkina Faso. Malgré un
démarrage lent et difficile, quatre institutions, Cabinet
Ingénieurs Conseils Associés et PROGEDE au Sénégal,
Mali-folkcenter au Mali et la Direction de l’Environnement
en Guinée Bissau, ont pu être impliquées.
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