Position du problème
L'énergie
est nécessaire à toute activité humaine et
indispensable à la satisfaction des besoins quotidiens
(eau, nourriture, santé, etc.) mais également pour
assurer un minimum de développement économique et
social (force motrice, transformation, etc.). Le niveau de consommation
énergétique reflète dans une certaine mesure
le niveau de développement. En Afrique, la consommation
énergétique par habitant reste la plus faible du
monde. En effet, celle-ci est de 0,3 à 0,6 tep/habitant
en Afrique Sub-Saharienne contre 7,5 à 9 en Amérique
du Nord, soit un écart de 1 à 30. Par ailleurs,
le bilan énergétique du continent continue à
être dominé par la biomasse, qui dans ses diverses
formes, représente les 2/3 de la consommation totale d'énergie
des ménages.
Or le développement économique et social des pays
africains repose pour une grande part sur la satisfaction des
besoins énergétiques qui, actuellement, croissent
d'une manière sans précédent. Chacun s'accorde
à penser que cette tendance ne va faire que s'amplifier
au cours des décennies à venir, à partir
du moment où, au cadrage économique, on ajoute,
dans les prévisions, le cadrage démographique ;
les scénarios d’approvisionnements énergétiques
de l’IIASA (CME) prévoient, pour les pays en développement,
des coefficients d’accroissement situés dans une
fourchette de 3 à 5 entre 1990 et 2050. C'est à
dire que dans les années à venir, ces pays vont
nécessairement accroître leurs consommations énergétiques
pour assurer les conditions de leur développement.