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ÉNERGIE- DÉVELOPPEMENT - CLIMAT

DEVELOPMENT?, ENERGY CLIMATE PROJECTS

Pour les années à venir, le développement reste le défi majeur des pays en développement. Par ailleurs, leur fragilité aux plans social et économique face au processus de globalisation, de même que leur vulnérabilité face aux fluctuations environnementales (érosion des sols, désertification, grandes menaces, etc) contribuent à hypothéquer leur développement futur, et plus encore, celles des populations.

De même qu’il existe de profonds écarts entre le Nord et le Sud, de même ne saurait-on occulter les réelles disparités entre pays en développement.

« Ces deux dernières décennies (1980-2000) les pays en développement ont eu à enregistrer des résultats assez variables au plan économique. Alors que les pays d’Amérique Latine et ceux du Sud Asiatique voient leur PNB par habitant augmenter respectivement de 70% et 109%, pour les pays Sub-Saharien, cet indicateur économique enregistre une baisse de 25%.

Les 28 derniers pays répertoriés dans le cadre de l’Indice de Développement Humain (IDH) ainsi que les 40 des 50 derniers pays, sont en Afrique Sub-Saharienne.

De plus en plus se pose la nécessité de reconsidérer la façon par laquelle le développement est conçu dans l’hémisphère sud et, plus particulièrement, en Afrique. La pauvreté, en tant que question centrale toujours mise au devant de la scène dans presque toutes les conférences internationales, est considérée comme un handicap pour le développement durable. En fait, la recrudescence du débat sur le financement du développement, avec un accent particulier sur la réduction de la pauvreté ou sa marchandisation (par exemple : « notre rêve est un monde sans pauvreté », -Banque Mondiale, ou encore : « travaillons ensemble pour le progrès » - OCDE), les questions de fond, qui apparaissent plutôt classiques ou néo-libérales, marquent toutes à la fois la nécessité d’un nouvel ordre mondial, la redéfinition du rôle et de la place des Institutions Financières. En clair, ces débats subissent largement le poids du paradigme dominant, situation de laquelle peuvent découler de nombreuses conséquences pour les pays en développement.

Par conséquent, il s’agit davantage de la question du changement de l’approche par laquelle les pays Africains, en particulier les moins avancés, définissent leurs politiques de développement durable. Jusqu’à présent, leurs approches et leurs objectifs (ainsi qu’on le voit dans les OMD) sont orientés vers la lutte contre la pauvreté. Cela se traduit par la mise en place des Accords Multilatéraux sur l’Environnement tels que : les Conventions sur la lutte contre la Désertification, le Climat et la Biodiversité. Ce paradoxe est à l’origine de plusieurs perturbations. Pour exemple, citons l’impasse actuelle dans les négociations en cours, de même que sur l’implémentation de la Convention sur le Climat. Cette convention qui semble à la fois trop pesante pour certains pays développés et, trop éloignée des préoccupations des pays développés, est, pour le moment, mise en « stand-by ». Le principal inconvénient de tout ceci sera la non atteinte, dans des délais optimaux, de l’objectif ultime de la convention (stabilisation des émissions de GES dans l’atmosphère) ; ce qui constituera un sérieux revers pour le monde entier.

Par conséquent, l’on note un vide méthodologique entre la manière dont les questions de développement et celles liées au climat sont abordées. Pour combler ce vide, il serait plus indiqué de commencer par les priorités de développement telles que définies par les Etats eux-mêmes.

Cela aura l’avantage de montrer que dans les pays africains, les questions du changement climatique sont abordées à partir des objectifs et des politiques de développement définis par les Etats eux-mêmes.

Le concept de « Développement d’abord » exprime parfaitement cette réorientation à travers la méthodologie employée pour faire face aux problématiques de développement et d’environnement dans les pays en développement, en particulier ceux de l’Afrique.